Les patrons se gavent, les salariés.es en bavent !

Alors que les dirigeants d’Exxon et de TotalEnergies se gavent : TotalEnergies double son bénéfice net au 2e trimestre 2022, le bénéfice net d’Exxon bondit lui de 4,69 milliards de dollars en 1 an à 17,85 milliards et le CAC a engrangé en 2021, 174 milliards de profit… Les salarié.e.s, eux en bavent ! Leur demande de revalorisation des salaires à TotalEnergies à hauteur de 10 % est largement justifiée en regard du pillage des richesses de l’entreprise par leurs dirigeants-voyous et le taux d’inflation qui n’en finit pas de grimper (plus de 6% en 1 an) et diminuer fortement leur pouvoir d’achat. Et les usagers ont leurs déplacements empêchés par l’intransigeance des patrons, uniquement.


Attaques en règle !


    Le patronat, aidé par Macron et Cie, n’a jamais été aussi arrogant : la réforme du chômage s’annonce comme un traitement des conditions de chômage assimilé à de la marchandise : suivant le contexte constaté sur le « marché » du travail (sic), si il y a beaucoup de travail potentiel (offre), indemnités à la ramasse. « Au boulot, bande de fainéants ! ». Et au contraire, si il y a peu de travail à proposer, et beaucoup de chômeurs.euses, les indemnités se trouveraient relevées. Il n’y a donc pas de statut réel du chômage, de définition, de contenu.
    Le chômage n’est bien sûr pas considéré par le MEDEF et ses représentants comme palliant même difficilement des emplois supprimés et donc des salaires, encore moins des renvois massifs des travailleurs.euses pour augmenter le rendement des actions, mais comme un produit marchand que le patronat fait varier à la baisse ou à la hausse (plus rarement) suivant ses appétits et ses calculs !
    Et la réforme des retraites brandie à nouveau fait craindre la suppression des régimes spéciaux, l’allongement du temps de cotisations pour un départ à taux plein et un recul du départ à la retraite : 64, 65, 67 ans hein Édouard Philippe !


On doit se défendre !


    Donc, le conflit des salarié.e.s contre les patrons pétroliers n’est pas isolé dans le contexte social. Il s’insère dans un vaste plan de remise en cause des intérêts du salariat pour montrer notamment à Bruxelles que Macron peut et veut réformer le statut salarial, que son dernier quinquennat sera actif et non pas un quinquennat de « sénateur », tout en faisant bonne mine aux capitaux potentiels.
    Il n’y a donc pas à barguigner : solidarité totale avec les travailleurs.euses des raffineries et dépôts en grève par toutes formes d’action : blocage des ronds-points comme en 2018 par les Gilets Jaunes notamment, manifestations de soutien, grèves, piquets de grève, occupations dans tous les secteurs… pour aller vers la grève générale !


L’État toujours du côté des saigneurs !


    Il y a deux parties dans ce rapport de force : l’État une fois de plus donne raison au plus fort, dont il est le défenseur inconditionnel, à l’exploiteur pollueur. Et la répression s’abat sur les grévistes et les salarié.es dont on exige une reprise du travail sans rien demander en retour aux patrons.
Quelle que soit l’issue du conflit, ce gouvernement va le payer très cher, en rallumant la poudrière des tensions sociales annoncées.

    Vive le prolétariat en lutte, à bas l’État et les patrons !
    Abolition du salariat et de la propriété des moyens de production !
    Autogestion généralisée !

tract du groupe de Rouen de la Fédération Anarchiste

https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_217

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *